Le Corps, espace sensible.

Enjeux et Objectifs (2018/ 2019)

Mission Culture et Santé

ENJEUX ET OBJECTIFS

 

Un corps qui doit parler

 

Le corps parle. L’instrument de la parole n’est-il pas la bouche, l’organe de la causerie et de la sensualité, de la gourmandise et de la haine, et  de la jalousie. Mais, au-delà ou en-deçà de la bouche, c’est tout le corps qui parle. Le visage est alors expression  et sera traduit par des œuvres  sur le visage, l’expression autour des œuvres artistes qui ont réalisés des visages: Van Gogh, Paul Klee, Picasso, Chaissac ainsi que sur le corps en mouvement comme l’artiste  Pop Art Keith HARING qui joue sur le graphisme de courbes et de traits en donnant l’impression de mouvement.

 

Les références spirituelles nous apprennent à nouveau, en tirant le meilleur d’elles-mêmes, que le corps est un « temple » qui abrite bien plus de choses que le seul physique : il convient de s’en approcher en écoutant plus qu’en lui demandant de correspondre à un projet plus ou moins imaginaire. Le corps n’est pas la prison de l’âme, il est l’âme elle-même. La peau n’est pas la seule enveloppe, elle est la cartographie sensible de l’identité. La culture permet à l’âme de s’évader et s’exprimer pleinement au travers des œuvres sur l’expression du visage et le mouvement du corps.

 

Sous les pas de l’empereur, des paysages, des rêves  et des odeurs.

 

Enjeux et Objectifs (2017/ 2018)

Mission Culture et Santé

ENJEUX ET OBJECTIFS

L'objectif de cette entreprise collective est de penser la qualité autrement, théoriquement et cliniquement : réhabiliter le sujet au cœur de la rencontre, promouvoir un travail d'observation qui laisse place au complexe et à l'imprévisible. Cette initiative est née de la nécessité de prendre en compte une population fragilisée, immobilisée et privée des liens avec la vie culturelle. Elle repose sur le principe que la culture, sous toutes ses formes d’expression, peut jouer un rôle moteur pour maintenir ces liens et les entretenir.

 

Enjeux : passé – présent – futur. Nous sommes dans la transmission des savoirs, de notre patrimoine, à travers les tableaux des peintres d’Ajaccio : «  CORBELLINI, CAPPONI  1890-1960 ». Nous retrouvons les mêmes couleurs que l’empereur aura croisé sur le chemin des oliviers des MILLELI. Avec le noir, le vert et l’or de la lumière à la fois de l’huile d’olive et celle des jardins à travers ses plantes , ses arbres, ses fleurs…couleurs et odeurs feront naître le rêve…nos rêves…

 

Le projet s’appuiera sur des sorties culturelles  sur le thème de Napoléon associé à des séances d’art thérapie portant sur les peintres d’Ajaccio période 1890-1960.  Des manifestations culturelles associées avec les danses impériales en milieu ouvert telle qu’au CCAS de PORTICCIO à la mairie annexe de SAROLLA  et des expositions des œuvres des usagers complèteront ce projet.

 

 Le présent projet s’étalera de septembre 2017 à décembre 2018.

 

 

 

Visite guidée d’Ajaccio avec guide conférencier.

Dans le cadre du Projet validé mission culture et santé 2017/2018 : Sous les pas de l’empereur, des paysages, des rêves  et des odeurs : Visite guidée d’Ajaccio avec guide conférencier le Mardi 10 Avril 2018.

 

 

v  Résumé de la visite d’Ajaccio du 10 avril 2018 sur le thème de Napoléon

 

Nous avons organisé une visite d’Ajaccio avec les patients de l’Accueil de jour A Serenita le 10 avril. Cette visite s’est effectuée en bus et a permis aux participants de découvrir la ville autrement. Le thème de Napoléon a servi de fil conducteur à la présentation de la ville génoise transformée par le Consul Bonaparte en 1801 puis à la visite de la ville de l’époque de la station d’hiver du temps de Napoléon III.

 

v  Trajet et éléments de commentaires

 

 

 

Départ quartier Saint Jean

 

Origine du quartier extension de la ville d’après-guerre 1945

 

 

 

Ø  Cours Napoléon

 

Le cours tracé par le Consul Bonaparte en 1801, préalable aux travaux d’urbanisme de la ville, tracé des 2 axes principaux de la ville Nord Sud (Cours Napoléon) et Est Ouest (Cours Grandval). Regarder la rénovation des façades classées et les couleurs ligures.

 

 

 

Ajaccio ville de second ordre (5000 habitants) promue capitale de la Corse en 1811, devant Bastia (15000 habitants) capitale des génois en Corse. Le Palais des gouverneurs à Bastia était le siège du 2ième homme de l’état génois, puissance maritime de méditerranée qui a gardé la Corse jusqu’en 1769, la cédant à la France en contrepartie de dettes militaires.

 

 

 

Napoléon ordonne la destruction des remparts de la ville génoise (vieille ville) et y fait construire la Place Foch et les 4 ensembles d’architecture napoléonienne.

 

Voir la couronne impériale suspendue depuis 1969, offerte à la ville pour les 200 ans de la naissance de l’empereur. Sous cette couronne se trouve le centre exact de la ville romaine dessinée par Napoléon. Le forum des citoyens est la Place De Gaulle, à proximité, au fond de laquelle on voit l’encrier, un premier monument de Napoléon à cheval entouré de ses 4 frères. C’est la ville de Napoléon III qui débute.

 

 

 

Ø  Avenue de Paris, Cours Grandval et cours Général Leclerc

 

 

 

La légion d’honneur est suspendue, Napoléon ne l’a pas inventée mais modifiée, elle sera dorénavant aussi attribuée aux civils, il y a aujourd’hui 90000 légionnaires en France.

 

 

 

Sur la droite le Parlement corse constitué de l’Assemblée de Corse (une assemblée est présente dans toutes les régions de France) et du Conseil Exécutif, particularité du statut particulier de la Corse, conseil dont ne disposent pas les autres régions. Ce conseil est composé d’un Président élu au suffrage universel et de 11 conseillers exécutifs, titulaires chacun d’un portefeuille à l’échelle de l’île. Gilles Siméoni est le Président de l’Exécutif depuis décembre 2015. Des règlements (ou lois locales) peuvent être proposées et votés par ce dispositif mais doivent être confirmées par l’Assemblée Nationale à Paris pour la plupart.

 

 

 

Regarder les cottages anglais et l’église anglicane construite pour les anglais en villégiature à Ajaccio réputée pour son air si favorable à la fin du XIXème siècle alors exempt de voitures. La station d’hiver rivalisait ainsi avec les stations du continent, comme Nice et Biarritz. Cette mode de la seconde moitié du XIXème siècle a été développée par Napoléon III et l’Impératrice Eugénie, qui est venue 3 fois à Ajaccio avec le Prince impérial et a participé au financement du premier hôpital de la ville, aujourd’hui Académie de Corse.

 

 

 

Ø  Casone

 

Monument du Casone symbole de la puissance de la France, érigé en 1938 afin de dire non à l’annexion de la Corse voulue par Mussolini. La liste des batailles ne comporte que les victoires, la statue de bronze est une copie de celle se trouvant aux Invalides à Paris.

 

 

 

Le bicorne et la main sur l’estomac. Vu de loin, l’empereur ressemble à une chauve-souris. Ambidextre, Napoléon a appris à « ranger » la main qu’il n’utilisait pas pour écrire, ce geste n’est pas lié à son mal d’estomac.

 

Sa mort est consécutive à ses hémorragies fréquentes de l’estomac, le 5 mai 1821 à Sainte Hélène, chaque année Jean Christophe Napoléon, le Prince héritier, fils de Charles Napoléon, est présent à la cérémonie donnée aux Invalides pour son arrière arrière arrière grand père. Une analyse ADN réalisée récemment confirme sa descendance directe de Jérôme, Roi de Westphalie, plus jeune frère de Napoléon.

 

 

 

Ø  Boulevard Madame Mère

 

A partir du 2 décembre 1804, Letizia Bonaparte est appelée Madame Mère, mater imperator. Cinq des 13 enfants qu’elle eut sont décédés très jeunes, les 8 autres ont tous grandi à Ajaccio et sont connus dans le monde entier.

 

 

 

Ø  Boulevard Pascal Rossini

 

Partie du quartier des étrangers, vue de la citadelle d’Ajaccio et la plage Saint François ou ont débarqué les familles génoises en 1492 pour construire une nouvelle ville. Au même moment Christophe Colomb découvrait l’Amérique. Parmi les familles envoyées par la République de Gênes, les Buonaparte, originaires de Sarzane, ville proche de la Toscane.

 

 

 

Ø  La cathédrale d’Ajaccio

 

Edifice du temps de la Contre-réforme au XVI ième siècle, d’une importance majeure pour les Ajacciens et la famille Bonaparte. C’est dans la cathédrale que Letizia eut ses dernières contractions et dût quitter la messe en l’honneur de l’Assomption de Marie le 15 août 1769 vers 10h30. On peut y trouver des chapelles baroques comme celle de la Madonuccia, protégeant Ajaccio de la peste en 1656 et fêtée chaque année le 18 mars. L’autel principal offert par Elisa, sœur de l’empereur et Grande Duchesse de Toscane. Voir également le baptistère ou Napoléon a été baptisé à 2 ans en 1771.

 

Evocation de la maison familiale des Bonaparte, au centre de la vieille ville génoise, aujourd’hui musée propriété nationale le plus visité de Corse, on peut y voir le canapé ou Napoléon serait né, ainsi que de nombreux souvenirs, des bustes, tableaux et mobiliers acheté par la famille, de style Louis XV, Louis XVI, Directoire, Consulat et Empire.

 

 

 

Ø  Boulevard Danièle Casanova

 

Contournant la vieille ville, ce boulevard nous permet de voir l’école Forcioli Conti, l’école des Bonaparte. Tous y étudièrent l’italien, on parlait le génois dans la rue. Napoléon a quitté Ajaccio à 8 ans et demi, et appris le français en France en 3 mois.

 

Sur la droite le buste de Pascal Paoli, ami de la famille Bonaparte, Carlu Maria Bonaparte le père de Napoléon était le secrétaire de Paoli pendant les années d’indépendance de la Corse, ce qui explique la présence des Bonaparte à Corté, Joseph y est d’ailleurs né en 1768. En 1769, après la défaite de Ponte Novu, la famille fuit vers Calvi puis rentre à Ajaccio, Letizia est enceinte de Napoléon, qui naîtra quelques mois après à Ajaccio.

 

 

 

Ø  Quai Napoléon, Place Foch

 

Tour de place afin d’observer l’hémicycle (blocs d’immeubles avec courbure) dessiné par Napoléon en 1801, donnant cette impression d’autorité et de pouvoir. Les pouvoirs militaires et politiques pouvaient s’y réunir en quelques minutes pour décider de l’avenir de la ville. L’architecture napoléonienne est quasiment « collée » à l’architecture génoise. La porte principale de la ville, détruite aussi, était là, à l’entrée de la Rue Bonaparte, la rue principale du temps des génois, et lieu de la           municipalité génoise avec le commissaire représentant le gouverneur.

 

 

 

La Madonuccia, située à l’origine au-dessus de la porte principale a été déplacée en 1801 sur la gauche, on y aperçoit les armoiries de la ville, une colonne entourée par des lions, visibles aussi au pied de la statue au centre de la place. Les lions sont l’oeuvre de l’ajaccien Jérôme Maglioli, architecte impérial de la ville.

 

 

 

On peut également observer la perspective napoléonienne jusqu’au Casone, avec la statue de Napoléon en Consul (1802), avec le rouleau du Concordat signé avec le Pape, et encore en place en Alsace Moselle.

 

 

 

Voir la Rue du Cardinal Fesch, frère de Letizia et oncle de l’empereur, à qui on doit le Palais Fesch, second musée de France après le Louvre pour les toiles des maîtres italiens de la pré-renaissance appelés les Primitifs.

 

 

 

Ø  Arrêts Casone et Bd Pascal Rossini

 

Utilisé pour développer les thématiques de la famille Bonaparte et de l’indépendance de la Corse.

 

 

 

 L'activité en collaboration avec le GEM U SCONTRU a  permis aux personnes accueillies de redécouvrir le souvenir de la famille BONAPARTE. La découverte de ces lieux a immerger notre public dans une histoire riche et dense... à redécouvrir............

 

DESSINE MA SANTE DE DEMAIN - concours ARS 2017 / Carte des vœux